Distribution alimentaire

La distribution alimentaire renvoie aux activités qui concourent à ce que les aliments issus de la production et de la transformation parviennent aux lieux où leurs destinataires finaux (les mangeuses et mangeurs) peuvent les acquérir pour consommation ultérieure ou les consommer sur place.

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Crédit photo : Sarah Pezet

 

Comme pour les autres maillons du système alimentaire, la distribution peut avoir lieu dans un cadre marchand ou non marchand. Dans sa version marchande, celle à laquelle on réfère habituellement quand il est question de distribution alimentaire, elle est assumée par différents types d’entreprises, dont des fermes, épiceries en ligne, grossistes, détaillants et restaurateurs. Dans sa version non marchande, elle correspond essentiellement à des dons entre proches (un étudiant qui repart de la maison familiale avec un pot de sauce à spaghetti cuisiné par sa mère, par exemple) ou entre étrangers, comme dans le cas des collectes de vivres destinés à des banques alimentaires.

 

Qui dit distribution dit déplacements. En ce sens, la distribution renvoie aussi aux parcours qu’empruntent les aliments pour se rendre dans les lieux de vente aux mangeuses et mangeurs (comme les commerces de détail) ou de consommation (comme les restaurants ou les salles à manger de CHSLD), ainsi qu’aux moyens pris pour en assurer le transport. On distingue les circuits courts des circuits longs. Les premiers impliquent un intermédiaire, tout au plus, entre producteurs et acheteurs, dans le cas de circuits commerciaux, ou encore, entre producteurs/donateurs et donataires, dans le cas de circuits non commerciaux. La vente directe à la ferme, l’autocueillette, les marchés publics et virtuels, les paniers de légumes sont autant d’exemples de circuits courts commerciaux. Les circuits longs impliquent, pour leur part, plusieurs intermédiaires. 

 

 

Le MAPAQ[1] subdivise la distribution en différents sous-secteurs[2] : le gros, le détail et les services alimentaires. Nous les reprenons à notre compte, tout en les décrivant à notre manière.

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Crédit photo : Nicolas Delucinge
                       
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Crédit photo : Nicolas Delucinge

La distribution de gros implique l’achat de produits alimentaires en grande quantité, donc un double mouvement de concentration (dans un même endroit ou sous le contrôle d’une même entité) et de redistribution. Ce type d’activité s’inscrit, d’emblée, dans l’économie marchande.

Les grossistes, distributeurs et courtiers achètent des volumes importants d’aliments à des producteurs, des transformateurs et des importateurs pour les revendre en quantités variables. Ils approvisionnement autant les commerces de détail que les fournisseurs de services alimentaires. Selon Labrecque et al. (2016), « étant donné le caractère privé ou intégré des grossistes, il est impossible de distinguer la répartition des activités de commerce de gros destinées aux commerces de détail de celles visant le réseau des HRI ».

L’ensemble des entreprises qui exercent des activités de gros englobe les grands distributeurs-détaillants, comme Loblaw, Sobeys et Metro, mais aussi des entreprises comme Colabor, Sysco ou Service alimentaire Gordon, qui approvisionnent des détaillants et des fournisseurs de services alimentaires, ainsi que plusieurs grossistes de petite et moyenne taille. Chacun de ces acteurs gère un réseau d’entrepôts à partir desquels il approvisionne sa clientèle (MAPAQ, 2015: 31).

 

La distribution au détail se situe elle aussi dans un cadre commercial. Elle fait référence, tout comme la distribution de gros, à des activités d’achat et de revente mais cette fois, l’achat est fait auprès de producteurs ou de grossistes et la revente auprès de consommateurs individuels. Elle inclut aussi la vente directe, du producteur au consommateur.

Il existe une grande diversité de taille et de type d’établissements commerciaux impliqués dans la vente au détail; on retrouve des magasins d’alimentation traditionnels (supermarchés, dépanneurs, supérettes, magasins d’aliments spécialisés, boulangeries, fruiteries, etc.) et des magasins « hors-secteur », dont la mission première n’est pas de fournir des aliments et des boissons (clubs-entrepôts, pharmacies, magasins à escompte, etc.).

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Crédit photo : Josyanne Proteau

 

Les services alimentaires (la restauration)

Le troisième type d’activité relevant de la distribution est la restauration, au sens premier de se restaurer, manger. Dans ce cas, les aliments sont disponibles dans des contextes de consommation immédiate. Ils ont déjà été transformés (préparés) et sont prêts à être ingérés.

Les acteurs de ce sous-secteur sont souvent désignés par le sigle HRI, qui désigne l’hôtellerie, la restauration commerciale et les marchés institutionnels privé et public (MAPAQ, 2015 : 48). On peut les classer en deux grands sous-ensembles : les services alimentaires (ou de restauration) commerciaux et les services alimentaires non commerciaux.

 

Les services de restauration commerciale sont offerts par des établissements privés dont l’activité principale consiste à fournir des mets préparés à des clients qui sont servis sur place, repartent avec une commande ou la font livrer, ou encore par des traiteurs ou autres fournisseurs qui établissent des contrats avec des particuliers ou des établissements scolaires ou hospitaliers, par exemple (MAPAQ, 2015).

 

Les services de restauration dite non-commerciale sont offerts dans des établissements dont la mission principale n’est pas la préparation et le service d’aliments et de boissons. Il s’agit, notamment, de la restauration hôtelière et des cafétérias aménagées sur des lieux de travail (MAPAQ, 2015 : 49, 89). Il s’agit aussi des services de restauration que l’on trouve dans des institutions comme des hôpitaux, des prisons, des écoles et des services de garde et dont la gestion est assurée par l’établissement lui-même et non pas sous-traitée auprès d’acteurs privés (MAPAQ, 2015 : 49).

 


[1] Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), 2015, « Bottin statistique de l'alimentation », édition 2015, gouvernement du Québec.

[2] Le MAPAQ le subdivise en deux : 1) le gros et le détail et 2) les services alimentaires. Mais pour faciliter la compréhension, la sub-division en trois semble plus adéquate. En effet, comme l’indiquent bien Labrecque et al. (2016), le secteur du gros alimente à la fois le détail et les services alimentaires.

 

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Cette section sera complétée au fur et à mesure de l’avancement du projet REPSAQ.

Restez à l’affût!

 

 

 

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