Consommation alimentaire

spaghetti%20reduit.jpeg

La consommation alimentaire réfère, au sens strict, à 1) l’approvisionnement, 2) aux choix et 3) aux prises alimentaires. À l’échelle des ménages, elle renvoie aussi, plus largement, à l’entreposage des aliments (dans le garde-manger, le réfrigérateur, le congélateur), à la préparation des repas et à la conservation des restes.

 

L’approvisionnement alimentaire se définit comme l’ensemble des activités réalisées par les ménages pour se procurer des aliments. Cela implique (ou pas, selon les cas) de la planification, des déplacements, des choix, des déboursements.

 

Il existe différents modes d’approvisionnement alimentaire. Certains relèvent d’une économie non marchande ; tel est le cas de l’autoproduction et de l’acquisition de nourriture qui circule sous forme de dons entre amis ou voisins, au sein de réseaux familiaux ou par le biais de banques alimentaires. Le gibier que l’on a soi-même chassé ou les récoltes personnelles que l’on a troquées pour d’autres aliments relèvent aussi de l’approvisionnement non-marchand.

D’autres modes d’approvisionnement se situent dans un cadre marchand. Il s’agit de l’achat au détail, de l’achat groupé et de la restauration.

 

L’achat au détail a lieu dans différents types de commerces alimentaires (épiceries, boutiques spécialisées, dépanneurs) ou de commerces dont la mission première n’est pas alimentaire (club-entrepôts, pharmacies). L’abonnement à des paniers fournis par un producteur, les achats réalisés dans des marchés publics, en ligne, ou directement à la ferme sont aussi des modalités d’achat au détail. Dans ces lieux d’approvisionnement, on trouve des aliments non transformés, transformés et prêts-à-manger.

 

L’achat groupé consiste à s’approvisionner directement auprès de grossistes ou de producteurs, en commandant des quantités assez importantes pour obtenir des prix plus avantageux que les prix de détail. En-dehors du milieu institutionnel, il est le fait de personnes qui se rassemblent et développent des ententes avec certains fournisseurs. Dans la Communauté métropolitaine de Québec, des organismes à but non lucratif comme l’Accorderie, le Patro Roc-Amadour ou la Chaudronnée coordonnent des initiatives de ce genre.

 

Quant à la restauration, du point de vue de l’approvisionnement alimentaire tel que défini ici, elle consiste à se procurer, dans un établissement commercial (traiteur, restaurant avec service ou offrant des mets à emporter, camion-restaurant / food truck), des aliments déjà apprêtés, à consommer sur place ou non.

 

La consommation implique aussi de faire des choix alimentaires qui concernent a) les modalités d’approvisionnement, b) les aliments à inclure dans sa diète et c) les manières de les apprêter, le cas échéant. Les possibilités sont incommensurables.

 

En ce qui concerne les modalités d’approvisionnement, déjà, différentes options sont envisageables. Se procurer tous nos aliments sur le marché ou produire soi-même certains fruits, herbes et légumes en saison estivale? Tout acheter en épicerie, devenir partenaire d’un fermier de famille ou fréquenter un marché public, en saison, ou encore souscrire au Marché de proximité de Québec? 

Quand il s’agit des aliments à inclure dans la diète, les choix se multiplient encore. On trouve sur le marché une variété toujours croissante d’aliments frais ou de produits transformés. Certains aliments sont issus de fermes locales, d’autres viennent du bout du monde; si la plupart sont le produit de l’agriculture conventionnelle, d’autres sont certifiés biologiques. Il y a les aliments avec et sans gluten, forts et faibles en gras, en sel, en sucre…  Autant de paramètres dont les acheteuses et acheteurs peuvent tenir compte et qui soulèvent des dilemmes moraux. Les choix alimentaires sont influencés ou contraints par la capacité de payer, des convictions ayant trait à la santé ou au bien-être animal, des normes religieuses, des routines, etc.

 

Les prises alimentaires constituent la troisième composante de la consommation. Elles correspondent aux moments où la nourriture est ingérée. Se cachent derrière cette activité « fonctionnelle » (il faut manger pour vivre…) un ensemble de pratiques éminemment culturelles qui renvoient, notamment, à des enjeux identitaires. Les repas familiaux ordinaires, les lunchs pris isolément sur le pouce, au travail, les soupers entre amis, les collations d’avant le coucher et les festins du temps des Fêtes sont autant de contextes distincts dans lesquels on consomme des aliments et qui donnent un sens particulier à ce qu’on mange ou boit. Impossible d’aborder la consommation alimentaire sans en tenir compte; cette dernière, on l’a vu, ne se résume pas à l’acte d’achat.

 

----------------------

 

Cette section sera complétée au fur et à mesure de l’avancement du projet REPSAQ.

Restez à l’affût!

 

 

 

Consommation alimentaire